Le Tirailleur Républicain

Du neuf chez les Lombards ?

 

Du neuf chez les Lombards ?


Tel le vaillant Alboïn* relatant ses victoires italiennes à ses pti filliots, et n'ayant point encore de Paul Diacre** à mon service personnel, je vous relate à la « Tirailleuse » les dernier mois de mon séjour dans les contrées froides et humides des forêts de Picardie inférieure...


Comme ces pti filous de barbares venus de la froide Scandinavie, je ne tiendrai pas pour Tacite*** le temps perdu au début de l'année scolaire précédente. Et oui, comme les Lombards je n'ai pas participé aux « invasions paloises » sur la région de Compiègne, bien que j'eus franchit le Limes Adouréen...j'ai vaqué bien trop longtemps loin de la Compiègne-Canaan...


Ces problèmes de timing résolus et mes 1ères armes effectuées , la nouvelle ère compiègnoise allait débuté à l'orée de ce septembre-rouge qui vu le Tirailleur tout d'abord déçu de devoir aller traîner ses guêtres à bien des lieues de sa tente compiègnoise (Tanteuil-le-Baudouin !!!). Puis se faisant une raison et il trouva finalement la région de basse Picardie ma fois forte intéressante...


Devenu un « TZR-Fédéré », rattaché et attaché à son lieu d'exercice, je pus donner pleine mesure à mon absence de talent pédagogique, et à défaut montrer le potentiel comique qui résidait au fin fond de moi...


Je fus dans un 1er temps rassuré par les ouaïlles que j'eus à affronter... Et oui, l'année précédente je dus ferrailler contre de viles « Vandales »**** de Breteuil et de Lamorlaye... Or ces débuts à Nanteuil furent au moins aussi plaisant que des vacances dans les steppes de Pannonie-compiègnoise, sa base de départ de prédilection pour toutes ses aventurées pédagogiques, chevauchant sa fière vaillante (et coûteuse...) C4...


Toutefois, bien vite, si le ciel ne s'assombrit point, le Tirailleur fut amené à faire tâter du glaive aux divers Gépides et Hérules qu'il avait sous sa coupe. « TZR-Fédéré » à une Tanteuil l'italienne disions-nous plus haut, missionné pour convertir les cancres et invertir les faibles dans cette plaine entourée de forêts, où les habitants n'ont que peu de Pô ... le Tirailleur dût combattre et assiéger les plus féroces tanteuillés renfermés dans leurs certitudes culturelles (ou A-culturelles...). Bien heureusement ce ne fût point l'échec devant Ravenne, mais bien plus la victoire de Pavie...même si de temps en temps de nouvelles fortifications apparurent et firent affront au Tirailleur...


Ainsi tel Liutprand le Grand (712-744/750/754 c'est pareil comme disait Béa...) contant à ses fidèles ses expéditions contre les Maures en compagnie de son pote Pépin le Bref...le Tirailleur va vous conter ici une de ses petites aventures.


Lorsque le Tirailleur investit ses classes, il n'y avait rien, leur savoir était désert et les ténèbres régnaient à la surface de leurs esprits dans lesquels soufflait le vent de l'ignorance. Le Tirailleur dit : « Que le Savoir soit ! ». Et le Savoir fut ! Le Tirailleur vit que le Savoir était bon et continua son oeuvre. Celle-ci ne dura pas 7 jours mais 70 ! Puis Le Tirailleur vit que la méchanceté de l'élève se multipliait dans sa classe : à longueur de journée, le coeur de l'élève n'était porté qu'à concevoir la fainéantise et la facilité. Le Tirailleur s'en affligea et entama un Grand ménage d'automne...


Un jour la ptite Maeva parla sans déférence aucune , en même temps que le Tirailleur. Le Tirailleur, fou de rage le lui reprocha, mais sans la punir car il connaissait la nature de l'élève. Puis la dite Maeva continua à importuner le Tirailleur dans sa classe, farfouillant et bidouillant sa trousse bruyamment. Le Tirailleur réagit donc cette 2ème fois en fermant cette trousse et en l'expédiant à l'autre coin de la classe, par delà les tables et les chaises. Mais, constatant peu après que cette perte temporaire affligeait la-dite 5ème, le Tirailleur dans sa grande bonté la lui redonna quand le moment d'écrire se fit venir. Mais, comme il fallait traverser moult chaises et tables avant de parvenir à la trousse, le Tirailleur préféra la lui « renvoyer » par les cieux, la lui jeter quoi! Et quel malheur ce fut ! En effet la pauvresse ne sut ou ne voulut réceptionner correctement la trousse instamment lancée, si bien qu'elle atterrit sur le coin de son nez ! Le Tirailleur dut par la suite endurer les reproches colérico-débiles de parents éplorés, mais rendant la pareille complainte sans coups férir, il fit non négligemment remarquer que ce n'était pas tout les jours qu'on pouvait opérer un travail transdisciplicinaire entre Sport et Histoire...


En plus de ces historiettes hebdomadaires, le Tirailleur eut quelques moments plaisants, comme par exemple la fois où une collègue de sa Farae-paloise***** vint le soutenir pour quelques semaines dans ce champs de bataille si proche de l'IDF...


Ainsi, en ce début 2008, quand le Tirailleur fait les comptes il s'aperçoit que ces plaines tanteuillaises lui conviennent fort bien pour le moment, et s'il est vrai qu'il ne peut savoir de quoi l'an prochain sera fait, il signerait bien pour une durée indéterminée dans ce bourg si proche de la Rome parisienne, où il a d'ailleurs connu sa Sabine...


Meilleurs voeux pour l'an 2008

L'an 2 du Blog du Tirailleur Républicain !!!





*Alboïn...célèbre Roi Lombard.

** Paul Diacre, historien officiel des Lombards au 8°siècle.

*** Tacite...1er historien qui mentionne les Lombards ou Langobards (longue barbes...) au 1er siècle...

****Les Vandales sont les ennemis jurés des Lombards, c'est d'ailleurs lors d'une bataille contre eux, que les femmes lombardes décidèrent de se couper les cheveux et de fabriquer des barbes postiches... faisant croire à leurs adversaires Vandales qu'ils étaient beaucoup plus nombreux(ses !)...

***** Farae = Bande de guerriers




Article ajouté le 2008-01-03 , consulté 300 fois

Commentaires


Calvin le 03/01/2008 à 18:42:10
"faire tâter du glaive": qu'en de galants termes ces choses-là sont dites!
Longue vie au Tirailleur et vive la coloniale! Comment? C'est politiquement incorrect?
aita le 06/01/2008 à 17:08:24
Mercenaire vascon dans ces régions hostiles du Nord de la Gaule germanique, j'admire ce combat quotidien contre ces peuples autochtones au sabir étrange. Je crois pour ma part, après avoir ferailler et défourailler à tour de bras, être prêt à repartir dans mes penates pour vivre dans ma propre hutte, élever mon bétail et adorer mes dieux vascons...

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