Le Bac au rabais !
Notre confrère bien aimé, Jean Robert Pitte, fait la une de la presse suite à ses déclarations sur la baisse de niveau élevée au rang de marque de fabrique de l'Education Nationale...
S'il ne faut pas exagérer ses propos, on ne peut que rire (Lot of Laught) quand pour le "contrer" on interview le Proviseur du Lycée Henri IV !!!!!!!!!!!!!!!!!! C'est bien connu, un proviseur d'un lycée public n'est absolument pas un représentant de l'Etat !!!(même s'il est vrai que les dérives néo-soixante-huitardes...et bien l'Etat ça le démange en ce moment...) !
Le Tirailleur était donc affligé hier soir en regardant le journal de France 2 quand ces 2 pontes se démontaient à distance...l'un disant des vérités sans les nuancer, l'autre niant tout en bloc avec autant de discernement qu'un rhino borne !
Je vous transmet ici l'article qqui résume la pensée de jean Robert :
Dans un pamphlet, Jean-Robert Pitte dénonce la baisse du niveau, de la maternelle au bac.
Le président de l'université Paris-IV publie Stop à l'arnaque du bac (Oh ! Éditions), un réquisitoire contre le système éducatif.
LE FIGARO. - Vous vous livrez à une critique en règle du baccalauréat. En quoi êtes-vous concerné ?
Jean-Robert PITTE. - Après les jeunes, les universités sont les premières victimes de la dégradation du bac. Beaucoup d'étudiants ne sont pas à leur place : preuve en est notre taux d'échec en première année, de l'ordre de 70 % à Paris-IV. Certains bacheliers sont incapables de s'exprimer correctement, de manier une idée théorique. Le manque général de connaissances est criant. On lit des copies invraisemblables en se demandant comment leurs auteurs ont pu accéder au lycée !
Le niveau se dégrade-t-il réellement ?
Que faire ?
Il faut retrouver un souci d'exigence dès la maternelle. La dictée quotidienne, la rédaction hebdomadaire, l'obligation de lire et d'apprendre par coeur certains grands textes à l'école primaire me paraissent indispensables. Il n'est pas question de revenir en arrière, mais d'utiliser les méthodes existantes pour créer des mécanismes, des automatismes d'expression. Ce socle de base est d'autant plus utile pour les jeunes issus de milieux défavorisés, pour qui c'est le seul moyen d'obtenir ces connaissances minimales.
Vous remettez en question le bac...
L'équipe pédagogique devrait avoir la possibilité d'évaluer ses propres élèves grâce à un contrôle continu assorti d'un examen final. Pourquoi les professeurs, jugés compétents pour évaluer leurs élèves jusqu'à la terminale, ne le seraient-ils plus au moment du bac ? Côté université, la préinscription de l'étudiant pourrait être l'occasion d'un bilan de compétences utile pour éviter les orientations mal adaptées. Il ne faut pas avoir peur d'orienter vers les filières technologiques et développer les passerelles vers l'enseignement supérieur pour les meilleurs.
Ne risque-t-on pas de mettre à mal l'égalité des chances ?
Cette prétendue égalité des chances n'est qu'un simulacre. Tout le monde sait qu'un bac obtenu à Paris n'a pas la même valeur qu'un bac en Seine-Saint-Denis. Donner le bac à un élève qui échouera trois mois plus tard en université n'a rien à voir avec l'égalité des chances : c'est un mensonge grave pour son avenir.
Article ajouté le 2007-08-31 , consulté 112 foisCommentaires
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