Ouh, vive le Rock and Roll ! I only want you !!!
Mardi dernier, après une formation à Creil sur la psychologie des phénomènes relationnels en classe...ma fois fort intéressante, le Tirailleur prit la direction de Paris à 17h00. A 17h50, le Tirailleur arrive dans l'antre de la bête : le Bataclan, 1100 places en configuration concert, ça va être chaud bouillant.
Première surprise, a cette heure il n'y a encore qu'une demie douzaine de personnes qui attendent l'ouverture des portes. Deuxième surprise, le car du groupe est garé juste devant, on aperçoit un peu les zicos se bourrant la gueule avec leurs groupies... . Bon, ça s'annonce bien, sauf qu'il faut maintenant attendre !!! Mais mon attente est rendue moins pénible par les allées et venues des membres du groupe qui font le va et vient entre leur bus, les cafés et le Bataclan. J'aperçois donc le bassiste, un mélange de Dracula et de Frankenstein, mais aussi le chanteur , Jesse, affublé d'une tenue en cuir, croix de guerre allemande sur le torse, tenue que n'aurai pas renié le leader des Village People...et n'oublions pas la casquette de la guerre de sécession, en cuir, portée sur le côté; le tout agrémenté d'une moustache qui nous rappelle que le chanteur du groupe milite pour le « Free-Moustache »... .

Mais au fait, quel est dont ce groupe pour les non-initiés ???
Et bien il fut crée en 1998, par Jesse Hughes (à droite) et son pote d'enfance le leader de Kyuss et de QTSA : Josh Homme (au centre) qui s'occupera de la batterie, duo auquel vient s'ajouter le guitariste belge Tim Vanhammel( à gauche), un ancien de Deus et leader actuel du très bon Millionnaire (Vive le rock Belge une fois!).

Le groupe est alors une réunion de potes qui collaborent ensemble au fin fond du désert californien. En 2004, sort leur premier album : « Peace, Love, Death Metal », et ne connaît pas un grand succès. Malgré son nom, le groupe n'a rien à voir avec le Death Metal. Le groupe aurait été baptisé ainsi à la suite d'une beuverie...private joke donc. Sinon, c'est bel et bien la bande de Jesse « Devil » Hughes, et pas celle de Josh « Baby Duck » Homme.

En effet ce dernier, s'il a produit tout l'album (ce qui s'entend) n'est d'ailleurs pas présent lors de ce show, tout simplement nous explique Jesse : « Si je veux sortir un jour de son ombre, il faut bien qu'il se pousse de mon soleil » (itw Rock Mag sept 2006). Mais point de fâcherie entre eux, bien au contraire, le leader des EODM racontait à la même source qu'il avait crée ce groupe peu après son divorce, où, en dépression, Josh était venu le sortir de son trou à rat (comme c'est mimi) !!! Ensuite il l'a véritablement lancé dans le milieu en portant des tee-shirts EODM lors de concert, et répondant aux journalistes qui le questionnait qu'il s'agissait d'un groupe de garage rock dont le leader était un membre de la National Rifle Association, amateur de porno et de méthamphétamines...ce qui explique beaucoup de choses... .

J'en reviens donc à ma revue de concert !
L'attente est adouçie encore une fois par Jesse « the Devil », qui toute moustache dehors vient saluer ses fan : « Eveything ok boys ? », « Ok ok » répondis-je dans l'embarra le plus total lorsque le biker moustachu et encuiré me tapa sur l'épaule, tandis que mon voisin un peu lourdos lui proposa une ou deux gorgées de vin blanc au goulot ! Bon, ça c'est fait, il repart avec sa meuf, une petite jeunesse brune d'à peine Vingt ans. Je précise que le monstrueux bassite Brian« Big Hand », lui, était accompagné par deux jeunettes underground...pfff !!!

Après cet intermède, Le Tirailleur parvient à rentrer enfin, en profite pour dépenser deux fois le prix de sa place en tee-shirts, et file au premier rang ! Une heure après arrive enfin la première partie : une meuf au chant, à la basse et aux marionnettes, deux gars à la batterie et à la guitare : "The Spores". Super zarbi, très electro, du gros son. Très dur à définir et je vous laisse décourvir leur site myspace en lien çi dessous, en tout cas le spectacle est là...vive la mode des puppets sur scène... .

Puis vient le déchaînement de sueur mâle et les Eagles of Death Metal mettent le feu au Bataclan reprennant leurs quelques tubes entrecoupés de reprises bien groovie de standard du Blues. 1H30 de « grosse marrade » comme disent les jeunes. Je ne vais pas m'étayer plus avant sur la play list du concert,mais les essentiels étaient présent, tout le dernier album, Death by Sexy, y passe : I want you so hard, I got a feelin, Cherry Cola, I only want you et pour finir en beauté une reprise des Stones : Brow Sugar. Jesse a fait le foufou durant tout le set. Il est arrivé totalement surexcité et se grisait de jouissance après chaque ovation du public...se qui laissait à penser que ce n'était pas un rail, mais plutôt toute la rame de la station d'Oberkampt qu'il venait de sniffer en loge... . Le guitariste lui, que la quarantaine a quelques peu alourdit, et qui arborait un crane quasi chauve à l'exception d'une crête péroxydée, se cassa la gueule 2 fois durant le concert. Maladresse, quant tu nous tiens, ou bien devrions-nous incriminer le Pommerol ??? Ainsi il exécuta 2 magnifique roulé-boulé arrière, renversant un ampli sur lequel trônait deux verres emplis d'un liquide translucide (de l'eau pure sans aucun doute) et en profita pour jouer les 4 fers en l'air. Puis the Devil, charitable dans l'âme, vint à sa rescousse, le releva et en profita pour lui demander son peigne, histoire de se défriser les moustache et la crinière rouquemoute naissante... opération qu'il réitéra à plusieures reprises durant le set tout en réajustant ses "aviators". Pendant ce temps là, le croisement entre Dracula et Frankenstein, j'ai nommé Brian « Big Hand » joue tranquillement avec son bandana « Suicide Club » sur la tête, mais en profite néanmoins pour scruter de son oeil aguerrit de prédateur nocturne, les belles du premiers rang, leur sucurant du bout de ses lèvres « I love you, you, you, you and you... », et je dois dire, que même le Tirailleur à eu des doutes sur sa personne (et oui, Dracula aimait bien les pti minets également), ce qui refroidit quelque peu ses applaudissement à l'égard du monstre. A ce propos, Jesse ne fut point en reste, redemandant à souhait les cris d'extase des ladies présentent dans la salle. Il dut même, le pauvre, descendre de son estale pour embrasser quelques impudentes embrasées par ses riffs dévastateurs, et ainsi éteindre leurs feux... tâche qu'il accomplit avec une conscience professionnelle impeccable, et l'on pouvait lire sur son visage la satisfaction du travail bien fait lorsqu'il remonta en piste ! Puis la fin approche, les aigles vont se cacher pour picoler un coup avant le rappel et un très bon Brow Sugar qui clôt le spectacle. Jesse nous remerciant du fond de son coeur de rocker moustachu, toujours aussi excité (le Red Bull devait à coup sûr couler dans ses veines), décoche quelques clin d'oeil aux Ladies qui s'en émeuvent au possible avant de sécher leur larmes car it's time to say goodbye.
Morale : que tu sois riche ou pauvre, beau ou moche si tu veux pécho, comme disait Jesse « The Devil » Hughes, réveille toi un matin avec une moustache, des gants, des bottes et une cape où il est écrit rock'n'roll.
Liens :
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Voici 2 videos Live pour vous faire une idée des EODM...en attendant des photos du Bataclan que j'irai glânner sur le net...